Dimanche 24 février 2008 7 24 /02 /Fév /2008 19:05

"Casse-toi alors, pauvre con." 

Voici ce que notre cher président a répondu à un visiteur, peu courtois, au salon de l'agriculture samedi. En effet, alors qu'il prenait son bain de foule, un monsieur lui fait comprendre sèchement qu'il ne veut pas lui serrer la main et ajoute "tu me salis". M.Sarkozy vexé, lui rétorque alors spontanément de se casser. Certes, il n'est jamais agréable d'être confronté à l'antipathie qu'une personne peut avoir à notre égard. Cependant, pour un homme qui prône sans cesse les valeurs et les principes, et surtout en tant que représentant de l'Etat, il doit rester maître de lui-même et donc faire preuve de sang-froid. De plus, ce n'est pas la première fois qu'il se comporte de la sorte. En effet, lors de sa rencontre avec des marins pêcheurs au Guilvinec en novembre dernier, il s'est accroché vivement avec l'un d'entre eux. Tout comme hier, ce n'était plus le président de la République qui s'exprimait mais le citoyen Nicolas Sarkozy. Il aura réussi une fois de plus à faire parler de lui, mais encore une fois de trop.

 

Voici le lien pour voir la vidéo de cet échange au salon de l'agriculture :
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Jeudi 14 février 2008 4 14 /02 /Fév /2008 21:02

Jeudi 7 février dernier, l'émission Envoyé spécial a diffusé un reportage sur la reconduite à la frontière des sans-papiers en France. Ce sont des étrangers en attente d'une éventuelle reconduite dans leur pays d'origine, que l'on voyait retenus dans un centre. D'autres, avec l'assistance d'un avocat, allaient défendre leur cause devant le tribunal administratif avec l'espoir de voir leur arrêté préfectoral de reconduite à la frontière, annulé. D'autres encore, se débattaient pour ne pas être mis de force dans l'avion ou alors, une fois dedans, criaient leur désespoir de retourner vers une vie qu'ils ont fui. L'objectif étant bien sûr, pour le ministre de l'immigration, d'atteindre le quota d'expulsions (25000) fixé par le président Sarkozy. La rapidité avec laquelle l'administration traite le cas de chaque étranger, laisse perplexe. Pour ne reprendre que les mots d'une fonctionnaire interrogée dans le reportage "le temps que je passe par dossier, est à peu près de 10 minutes". Je ne savais pas que l'administration française pouvait être aussi expéditive. 

Mardi dernier (12 février), 116 personnes, dont 105 étrangers qui seraient en situation irrégulière, ont été arrêtées dans un immeuble hébergeant des travailleurs immigrés dans le XIII arrondissement de Paris. L'hébergement de ces citoyens est qualifié "d'incompatible avec la dignité humaine". Certes, l'objectif de mettre fin à ces conditions d'hébergement n'est pas critiquable même si, malheureusement, les incendies qui avaient déjà touché en 2005 ce genre d'habitations vétustes, n'a pas suffisamment réveillé les consciences, et notamment les consciences politiques. En effet, la politique du chiffre pratiquée par le gourvernement actuel au détriment des conditions de vie de ces travailleurs, est tout simplement désolant. 
Ainsi c'est le simple étudiant qui vient faire ses études en France dans l'espoir de s'offrir un avenir meilleur, au travailleur qui trime pour faire vivre sa famille, à la mère de famille qui cumule les jobs pour nourrir ses enfants, que cette politique du quota est appliquée. Le seul domaine, donc, qui ne connait pas de lenteurs administratives.

Information de dernière minute: 90 travailleurs interpellés mardi sont déjà placés en centre de rétention, tandis que les neuf personnes soupçonnées d'avoir organisé les filières d'hébergement, ont été relâchées sans aucune charge retenue contre elles. Quelle a été alors la motivation première de cette opération: faire cesser ces conditions de vie inhumaines ou atteindre le quota d'expulsions?

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Dimanche 3 février 2008 7 03 /02 /Fév /2008 15:45

L'HOMME ET LA MER


Homme libre,toujours tu chériras la mer!
La mer est ton miroir; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton image;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets;
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes;
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets!

Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
O lutteurs éternels, ô frères implacables!

"Les fleurs du mal", Charles Baudelaire

Par Psyché - Publié dans : Poésie
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Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /Jan /2008 22:06

La nouvelle carte judiciaire de la Cour d'appel de Rennes

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Suite à la réforme de la carte judiciaire, de nombreux tribunaux vont disparaître en Bretagne.
Ainsi, c'est toute la justice de proximité qui est menacée.

Par Psyché - Publié dans : Actualité
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Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /Jan /2008 20:13

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Le mot "flexicurité" est la contraction des mots flexibilité et sécurité. Ce terme est fréquemment employé pour désigner un système social conjuguant une grande facilité de licenciement pour les entreprises (flexibilité) à des indemnités longues et importantes pour les salariés licenciés (sécurité) (définition de Wikipédia). On peut encore appeler cela la "flexisécurité" ou la "flexsécurité", le concept reste le même. Par une analyse plus approfondie, on s'aperçoit que cette notion recouvre  plus de flexibilité que de sécurité. En effet, même si il est prévu des indemnités importantes pour le salarié, le caractère précaire de sa situation, dû au licenciement, ne s'efface pas pour autant. Parallèlement à cela, l'entreprise continue de tourner, alors que la vie sociale du salarié, elle, vient de s'arrêter.

Lundi matin dernier,  l'accord sur la modernisation du marché du travail a été officiellement signé par la CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC et par les organisations patronales. Cette modernisation serait synonyme de flexicurité. Je ne vais pas passer en revue toutes les propositions de cette réforme. Je m'arrêterai sur celle relative aux contrats à durée déterminée prévus pour les cadres et les ingénieurs. Ces contrats ont pour objet le recrutement d'un cadre ou d'un ingénieur pour une mission d'une durée de 18 à 36 mois. Certes, la liberté est laissée à l'employeur de garder ce salarié par la suite en lui proposant un CDI. Toujours est-il que la motivation première pour créer ce contrat, est de permettre aux entreprises de recruter en fonction de leurs besoins. Cette conception est fidèle à l'idée de flexibilité. En revanche, je ne vois aucune sécurité pour le salarié. En effet, une fois sa mission terminée, il se retrouve à nouveau sans emploi. De plus, employé sous CDD, aucun projet d'avenir n'est vraiment envisageable (devenir propriétaire, prêt à la banque, achat d'une voiture...). 
Je rappelle tout de même qu'en théorie le CDI reste le principe et les autres contrats, qualifiés de contrats précaires, les exceptions. En pratique, la tendance s'inverse malheureusement. Il est donc bien regrettable de voir naître une nouvelle fois, un contrat qui ne garantit pas au salarié une situation socialement stable.

Par Psyché - Publié dans : Actualité
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Mercredi 16 janvier 2008 3 16 /01 /Jan /2008 22:58

Alors qu'ils tournaient un reportage pour la chaîne Arte, Thomas Dandois et Pierre Creisson sont arrêtés le 17 décembre dernier au Niger. Ils sont accusés d'"atteinte à la sûreté de l'Etat" et risquent pour cela la peine de mort. Les autorités reprochent aux deux journalistes d'avoir enfreint l'interdiction faite à la presse de se rendre dans le nord du pays afin d'enquêter sur le conflit qui oppose l'armée aux rebelles du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ). Les auditions de T.Dandois et de P.Creisson par un juge d'instruction nigérien ont débuté mardi dernier.
Deux autres journalistes sont également détenus. Il s'agit de Moussa Kaka, correspondant de Radio France Internationale (RFI) et de Ibrahim Manzo Diallo, directeur du bimensuel Aïr-Info. Ces derniers sont accusés d'être les complices des rebelles touareg du MNJ.
Je voulais juste rappeler que des hommes risquent leurs vies d'une part, par passion pour leur métier en tant que journalistes et d'autre part, pour nous rapporter des informations au plus près de la vérité. Certes, il ne s'agit pas ici de bagues qui brillent ou d'histoires de coeur people futiles, est-ce peut-être pour cela que cette triste histoire n'a pas fait la une des journaux, je ne sais pas, toujours est-il que deux hommes sont susceptibles de passer devant une cour d'Assises et de recevoir peut-être la peine capitale.

Par Psyché - Publié dans : Actualité
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Mercredi 16 janvier 2008 3 16 /01 /Jan /2008 22:19

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En 1897, Jeanne Chauvin se présente à la cour d'Appel de Paris pour prêter serment d'avocat, ce qui lui est refusé au prétexte que la loi n'autorise pas les femmes à exercer cette profession. Le 1er décembre 1900, une loi est votée à l'initiative de Mr Poincaré. Cette loi permet à Jeanne Chauvin de prêter serment le 7 décembre 1900 au Barreau de Paris et d'être ainsi la première femme avocate de France.
Je tiens à rendre hommage au courage de Jeanne Chauvin et espère honorer sa mémoire en suivant ses traces avec succès.

Par Psyché - Publié dans : Mémoire
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Mardi 15 janvier 2008 2 15 /01 /Jan /2008 23:21
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Par Psyché - Publié dans : Politique
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Jeudi 10 janvier 2008 4 10 /01 /Jan /2008 12:25


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Je consacre mon premier article à un magnifique ouvrage qui s'intitule "Femmes qui courent avec les loups, histoires et mythes de l'archétype de la femme sauvage" de Clarissa Pinkola Estès. La vie des femmes est racontée à travers des poèmes, des contes et des récits. Tout au long du livre, l'auteure nous explique l'importance de deux éléments à l'épanouissement de la femme, qui sont sa nature sauvage et son instinct. Je vous en fait partager un extrait juste pour le plaisir:

"La psyché et l'âme des femmes ont aussi leurs cycles et leurs saisons: activité et solitude, mouvement et stase, quête et repos, implication et retrait, création et incubation, appartenance au monde et retour vers le lieu de l'âme. Dans l'enfance et l'adolescence, la nature instinctive remarque ces phases et ces cycles...Il y eut donc le temps où, une année après l'autre, nous vivoins ces cycles et ces saisons et où ils vivaient en nous. Ils faisaient partie de notre peau d'âme - ce pelage qui nous enveloppait et enveloppait aussi le monde sauvage naturel..."
Par Psyché - Publié dans : Littérature
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